Médicaments et forte chaleur : restons vigilants
Les vagues de chaleur exposent la population à un risque accru de morbi-mortalité. Les principaux facteurs de vulnérabilité sont les âges extrêmes (très jeunes enfants et personnes âgées), l’isolement, ainsi que certaines comorbidités (cancers, maladies cardiovasculaires, respiratoires chroniques, neurodégénératives ou métaboliques).
Cette vulnérabilité s’explique notamment, par un risque accru de déshydratation et ses conséquences : hémoconcentration, déséquilibres électrolytiques pouvant altérer la fonction rénale ou déstabiliser une pathologie préexistante. Ces risques peuvent être aggravés par la prise de certains médicaments et conduire, dans les cas les plus sévères, à un état de choc.
Divers médicaments, tels que les diurétiques et les laxatifs, peuvent provoquer ou aggraver une déshydratation. Les psychotropes et les médicaments à effet anticholinergique peuvent altérer la vigilance et perturber l’hydratation spontanée. Les parasympathomimétiques, notamment les anticholinestérasiques utilisés dans la maladie d’Alzheimer, peuvent entraîner une sudation excessive et majorer le risque de déshydratation (voir liste en pièce jointe).
Par ailleurs, les effets indésirables médicamenteux, associés à des pathologies chroniques sont susceptibles d’altérer les capacités d’adaptation de l’organisme à la chaleur, constituent un motif fréquent de recours aux urgences, au même titre que les conséquences directes de la chaleur (malaises, hyperthermie, nausées, etc.).
Il est donc important de réévaluer, au cas par cas, le maintien de certains traitements pendant cette période de forte chaleur. De même, l’efficacité de certains médicaments peut être modifiée sous l’effet de la chaleur.
Pour en savoir plus :
Liste des médicaments pouvant diminuer l'adaptation de l'organisme aux vagues de chaleur
Produits de santé en été – ANSM
N'oubliez pas non plus de déclarer tout effet indésirable lié à la chaleur dont vous auriez connaissance dans le cadre du dispositif de pharmacovigilance.
Merci au CRPV Normandie pour ce rappel

